Les Brachyrhaphis
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Les Brachyrhaphis
Bonjour,
Comme conseillé par Alain, je viens vous demandez des infos sur la maintenance des brachyrhaphis.
Je maintiens des roseni (2 couples), ils m'ont l'air d'avoir du caractère, mais je n'ai pas trouvé d'informations sur les colocataires possible en vivipares, la qualité de l'eau qui leur est nécessaire etc....
Je compte sur vous pour éclairer ma lanterne
Merci
Nico
Comme conseillé par Alain, je viens vous demandez des infos sur la maintenance des brachyrhaphis.
Je maintiens des roseni (2 couples), ils m'ont l'air d'avoir du caractère, mais je n'ai pas trouvé d'informations sur les colocataires possible en vivipares, la qualité de l'eau qui leur est nécessaire etc....
Je compte sur vous pour éclairer ma lanterne
Merci
Nico
Re: Les Brachyrhaphis
quand j'avais mes brachyprahis hessfeldi (2 males , 3 femelles) dans 160 L , bac tres planté , parametres de l'eau : PH 7. 3 maxi , conductivité au alentour de 500 et temperature 25 °C donc une eau plutot douce

pumilio
- Messages : 59
Inscrit le : 03 Avr 2008
Age : 36
Localisation : montesson (78)
Numéro AFV : 08/221
Re: Les Brachyrhaphis
Salut Nico,
ça va ?
J'en ai eu il y a bien longtemps que JCN m'avait ramené du Panama. Je les avais trouvé plutôt agressif, c'est une espèce qui devient quand même relativement grosse . je les avais dans un bac très très planté avec de l'eau plutôt douce également. Pas un grande réussite chez moi.
ça va ?
J'en ai eu il y a bien longtemps que JCN m'avait ramené du Panama. Je les avais trouvé plutôt agressif, c'est une espèce qui devient quand même relativement grosse . je les avais dans un bac très très planté avec de l'eau plutôt douce également. Pas un grande réussite chez moi.
Re: Les Brachyrhaphis
Hello
Donc effectivement, ce sont des espèces agressives... il leur faut obligatoirement un bac très planté, isoler les femelles pour récupérer des jeunes... et surtout éviter d'avoir trop de mâles, ils fatiguent les femelles, qui elles essayent de les zigouiller allégrement
Le bac ne doit pas être particulièrement grand. le mieux c'est d'avoir deux bacs, un pour les femelles, avec deux ou trois mâles... et un autre pour mettre le surplus de mâles.
Donc effectivement, ce sont des espèces agressives... il leur faut obligatoirement un bac très planté, isoler les femelles pour récupérer des jeunes... et surtout éviter d'avoir trop de mâles, ils fatiguent les femelles, qui elles essayent de les zigouiller allégrement
Le bac ne doit pas être particulièrement grand. le mieux c'est d'avoir deux bacs, un pour les femelles, avec deux ou trois mâles... et un autre pour mettre le surplus de mâles.

Les questions sont éternelles... mais les réponses sont provisoires !

Grigri- Modérateur

- Messages : 2384
Inscrit le : 08 Juin 2006
Localisation : Principat d'Andorra
Numéro AFV : 87007... alias James Bond
Re: Les Brachyrhaphis
attention à ne pas trop généraliser quand même...tous les Brachyrhaphis ne sont pas aussi agressifs que le roseni ou le holdridgei...
j'ai actuellement des roswithae dans un 600 L et ils sont "pépères"
j'ai actuellement des roswithae dans un 600 L et ils sont "pépères"
" un poisson identifié = un nom de souche = un nom de genre + un nom d'espèce + un lieu de collecte + une année de collecte "
Eiffel- Modérateur

- Messages : 2468
Inscrit le : 11 Juil 2006
Age : 37
Localisation : Le Mans
Numéro AFV : AFV 94020
Re: Les Brachyrhaphis
Ok, le temps passe...................trop vite.
Quel colocataires leur conviendrait le mieux selon vous
Merci
Nico
Quel colocataires leur conviendrait le mieux selon vous
Merci
Nico
roseni
agressif, agressif... oui et non.
j'ai élevé des B. roseni en deux vagues:
- d'abord 2 mâles et 3 femelles récupérés en Janvier 2006 d'un de nos normands chevronnés à l'AG AFV.
Il s'agissait de spécimens déjà matures, peut-être gérontiques.
Dans un 100 litres trop peuplé où ils cohabitèrent avec un mix de Gambusia hispaniolana, Poecilia hispaniolae et Alfaro cultratus, les roseni m'ont d'abord semblé pacifiques, voire indolents.
Je les ai cru stériles durant tout le séjour dans ce bac communautaire, mais ils croquaient probablement leur progéniture dès la mise-bas.
En effet, les femelles de roseni ne révèlent pas leur gestation et je n'ai jamais vu un seul nouveau-né de roseni dans ce bac, alors que quelques alevins de Gambusia et de Poecilia y ont survécu et grandi, bien que se déplaçant en pleine eau.
En revanche je n'y ai récupéré que quelques alevins nouveaux-nés d'Alfaro, collés en surface le long du verre, manifestement à quelques heures de leur naissance. A tout prendre, je pense que la prédation exercée en surface par les Alfaro était bien plus efficace que celle des roseni.
Début Avril une première femelle de roseni retrouvée morte au fond du bac, manifestement tabassée à mort, mais par qui?
Chacune des 3 espèces cohabitantes pouvait être tout aussi violente, au besoin, que B. roseni.
C'est d'ailleurs probablement cet "équilibre de la terreur" qui avait entretenu pendant les mois d'hiver une paix apparente dans le bac.
Fin Avril, une seconde femelle roseni se baladant en pleine forme mais les tripes à l'air, éventrée à l'issue d'une agression anonyme.
Quelques jours après, disparition d'un mâle roseni, et du coup je décidais de retirer le couple survivant pour le placer tout seul dans un 60 litres bien planté.
Au bout d'une semaine, la femelle était tuée et 4 alevins découverts simultanément dans le Cérato.
Sur ce coup-là, le mâle assumait le statut de coupable évident, malgré un taille de moitié inférieure à celle de la femelle et u volume inférieur de 3/4.
Deux jours plus tard, 2 alevins ayant disparu, je sortais les 2 alevins survivants pour les élever dans un 20 litres où ils se développeront sans autre problème.
- Mi-Mai obtention d'un trio de B. roseni apporté d'Angleterre, de jeunes adultes cette fois.
Une jeune femelle sera placée avec le vieux mâle dans un 30 litres, mais ce couple-là ne me fera jamais rien (à moins qu'il n'ait dévoré toute sa descendance au fur et à mesure des naissances).
Je placais l'autre jeune couple dès la mi-Mai à l'extérieur dans un bassin gonflable de 2.200 litres végétalisé, avec 2 mâles et 3 femelles de Gambusia hispaniolana. Ce couple de B. roseni ne sera plus observé après son lâcher, alors que les Gamusia seront observées en surface de manière constante.
Une poche de filet à maille de 8 mm sur cadre flottant et protégeant environ 1/2 mètre carré de surface, garnie d'une poignée de Cérato, était offerte comme protection des alevins.
J'allais y découvrir vers la fin Juin un groupe de 9 alevins de roseni, immédiatement collectés et placés en bac intérieur de 20 litres.
Le bassin pullulait depuis début Juin d'alevins de Gambusia, dont la population ne fera que croître tout au long de l'été sans prélèvement évident de prédation. Plus aucun alevin de roseni ne sera observé en surface de tout l'été, dans la poche de protection ou sous la surface ouverte grouillant d'alevins de Gambusia sans complexes et apparemment nullement inquiétés.
Au vidage du bassin début Septembre, plus de 200 jeunes Gambusia de toutes tailles (et les 5 adultes) seront récupérés, ainsi que 7 alevins supplémentaires de roseni. L'allure chétive de ceux-ci donne à penser qu'ils devaient se tenir terrés sur le fond pour échapper à la prédation (celle des parents ou celle des Gambusia?). Les deux parents de roseni ne seront pas retrouvés au vidage du bassin.
Mon intuition est que les B. roseni peuvent être d'une extrême agressivité entre eux, dans des circonstances liées à la cour et à la mise-bas. B. roseni semble contenir beaucoup mieux son agressivité face à d'autres espèces "de caractère", et pourrait même se laisser assez facilement marginaliser.
Il se pourrait que B. roseni exerce une prédation spécifique sur ses propres alevins et soit moins entreprenant envers les alevins d'autres espèces.
La croissance des alevins s'avérant désespéremment lente et mon seul couple survivant ne donnant toujours rien, je finis par me défaire de cette espèce dans le courant de l'automne, pour faire de la place à quelques espèces depuis longtemps convoitées, notamment Limia nigrofasciata, L. tridens et X. xiphidium.
Je regrette quand même les Brachyraphis, que je n'ai pas expérimentés jusqu'au bout. Ils méritent une maintenance à long terme et des observations soutenues en grand volume.
C'est promis, quand je serai équipé de grands bacs, je reprendrai B. roseni!
Franck
j'ai élevé des B. roseni en deux vagues:
- d'abord 2 mâles et 3 femelles récupérés en Janvier 2006 d'un de nos normands chevronnés à l'AG AFV.
Il s'agissait de spécimens déjà matures, peut-être gérontiques.
Dans un 100 litres trop peuplé où ils cohabitèrent avec un mix de Gambusia hispaniolana, Poecilia hispaniolae et Alfaro cultratus, les roseni m'ont d'abord semblé pacifiques, voire indolents.
Je les ai cru stériles durant tout le séjour dans ce bac communautaire, mais ils croquaient probablement leur progéniture dès la mise-bas.
En effet, les femelles de roseni ne révèlent pas leur gestation et je n'ai jamais vu un seul nouveau-né de roseni dans ce bac, alors que quelques alevins de Gambusia et de Poecilia y ont survécu et grandi, bien que se déplaçant en pleine eau.
En revanche je n'y ai récupéré que quelques alevins nouveaux-nés d'Alfaro, collés en surface le long du verre, manifestement à quelques heures de leur naissance. A tout prendre, je pense que la prédation exercée en surface par les Alfaro était bien plus efficace que celle des roseni.
Début Avril une première femelle de roseni retrouvée morte au fond du bac, manifestement tabassée à mort, mais par qui?
Chacune des 3 espèces cohabitantes pouvait être tout aussi violente, au besoin, que B. roseni.
C'est d'ailleurs probablement cet "équilibre de la terreur" qui avait entretenu pendant les mois d'hiver une paix apparente dans le bac.
Fin Avril, une seconde femelle roseni se baladant en pleine forme mais les tripes à l'air, éventrée à l'issue d'une agression anonyme.
Quelques jours après, disparition d'un mâle roseni, et du coup je décidais de retirer le couple survivant pour le placer tout seul dans un 60 litres bien planté.
Au bout d'une semaine, la femelle était tuée et 4 alevins découverts simultanément dans le Cérato.
Sur ce coup-là, le mâle assumait le statut de coupable évident, malgré un taille de moitié inférieure à celle de la femelle et u volume inférieur de 3/4.
Deux jours plus tard, 2 alevins ayant disparu, je sortais les 2 alevins survivants pour les élever dans un 20 litres où ils se développeront sans autre problème.
- Mi-Mai obtention d'un trio de B. roseni apporté d'Angleterre, de jeunes adultes cette fois.
Une jeune femelle sera placée avec le vieux mâle dans un 30 litres, mais ce couple-là ne me fera jamais rien (à moins qu'il n'ait dévoré toute sa descendance au fur et à mesure des naissances).
Je placais l'autre jeune couple dès la mi-Mai à l'extérieur dans un bassin gonflable de 2.200 litres végétalisé, avec 2 mâles et 3 femelles de Gambusia hispaniolana. Ce couple de B. roseni ne sera plus observé après son lâcher, alors que les Gamusia seront observées en surface de manière constante.
Une poche de filet à maille de 8 mm sur cadre flottant et protégeant environ 1/2 mètre carré de surface, garnie d'une poignée de Cérato, était offerte comme protection des alevins.
J'allais y découvrir vers la fin Juin un groupe de 9 alevins de roseni, immédiatement collectés et placés en bac intérieur de 20 litres.
Le bassin pullulait depuis début Juin d'alevins de Gambusia, dont la population ne fera que croître tout au long de l'été sans prélèvement évident de prédation. Plus aucun alevin de roseni ne sera observé en surface de tout l'été, dans la poche de protection ou sous la surface ouverte grouillant d'alevins de Gambusia sans complexes et apparemment nullement inquiétés.
Au vidage du bassin début Septembre, plus de 200 jeunes Gambusia de toutes tailles (et les 5 adultes) seront récupérés, ainsi que 7 alevins supplémentaires de roseni. L'allure chétive de ceux-ci donne à penser qu'ils devaient se tenir terrés sur le fond pour échapper à la prédation (celle des parents ou celle des Gambusia?). Les deux parents de roseni ne seront pas retrouvés au vidage du bassin.
Mon intuition est que les B. roseni peuvent être d'une extrême agressivité entre eux, dans des circonstances liées à la cour et à la mise-bas. B. roseni semble contenir beaucoup mieux son agressivité face à d'autres espèces "de caractère", et pourrait même se laisser assez facilement marginaliser.
Il se pourrait que B. roseni exerce une prédation spécifique sur ses propres alevins et soit moins entreprenant envers les alevins d'autres espèces.
La croissance des alevins s'avérant désespéremment lente et mon seul couple survivant ne donnant toujours rien, je finis par me défaire de cette espèce dans le courant de l'automne, pour faire de la place à quelques espèces depuis longtemps convoitées, notamment Limia nigrofasciata, L. tridens et X. xiphidium.
Je regrette quand même les Brachyraphis, que je n'ai pas expérimentés jusqu'au bout. Ils méritent une maintenance à long terme et des observations soutenues en grand volume.
C'est promis, quand je serai équipé de grands bacs, je reprendrai B. roseni!
Franck











